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| Ségolène Royal lance sa campagne participative [16/12/2006 - 17:54] par Jean-Baptiste Vey PUTEAUX, Hauts-de-Seine (Reuters) - Ségolène Royal a lancé samedi sa "campagne participative" destinée à recueillir des "pépites" auprès des Français, avant d'établir un programme présidentiel à partir du projet du Parti socialiste. |
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"La responsabilité des socialistes et des militants de gauche, c'est de ramener vers eux le vote populaire. Il est là l'enjeu de l'élection présidentielle et nulle part ailleurs", a-t-elle expliqué. Ségolène Royal a demandé aux organisateurs des futurs débats de s'adresser "aux Français les plus éloignés du militantisme politique" avec pour objectif de rassembler "ces millions de Français qui sont victimes de la politique de la droite, (qui) n'ont pas envie de revenir voter ou (qui), dans un vote de colère au dernier moment, iront vers les extrêmes". Se présentant comme "fervente régionaliste", la présidente de la région Poitou-Charentes a présenté un "kit pour réussir un débat participatif" constitué de diaporamas sur l'éducation et le premier emploi, la lutte contre la "vie chère", le combat contre "toutes les formes de violence" et l'écologie. Elle a annoncé que 20% du budget de la campagne - soit 4 millions d'euros - seraient alloués aux départements, déclenchant des applaudissements nourris. "PAS UN TRUC EN L'AIR" Après ces débats, dont la conclusion sera présentée le 4 février, "on va choisir, identifier un certain nombre de propositions nouvelles par rapport au projet socialiste", a-t-elle précisé, ajoutant que "c'est une façon de hiérarchiser aussi les propositions des socialistes". "L'idée sera de dire au bout du compte : 'mon projet présidentiel, je l'ai construit avec les Français'", a affirmé Ségolène Royal, annonçant qu'elle se déplacerait ensuite "sans doute dans tous les départements". "Il n'y a que comme ça qu'on peut gagner", a-t-elle insisté. Egratignant le probable candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, elle a souhaité "éviter d'avoir des amis qui se sauvent en Suisse pour payer leurs impôts", une allusion à Johnny Hallyday qui a décidé de vivre plus de six mois par an à Gstaad. Plaidant pour "une morale de l'action", elle a averti les socialistes : "ce travail est un travail sérieux, c'est pas un truc en l'air, c'est quelque chose qui va nous obliger". "A partir du moment où nous allons faire cet effort, cela voudra dire que demain aussi, lorsque nous gouvernerons, nous ferons le même effort de sérieux et d'attention", a-t-elle dit. "CLARIFICATION ET RASSEMBLEMENT" François Hollande, premier secrétaire du PS, a fixé les deux priorités de la campagne : clarification et rassemblement. "Il va y avoir beaucoup de confusion, de démagogie, de racolage de toutes les catégories", a-t-il expliqué à la presse. "Beaucoup vont dire qu'il n'y a pas de différence entre la gauche et la droite, alors il va falloir faire une campagne de clarification et de rassemblement : clarification sur nos idées, nos propositions, et rassemblement de la gauche et au-delà de la gauche", a-t-il ajouté. Précisant qu'il visait notamment "ceux qui veulent être en rupture par rapport à eux-mêmes, à ce qu'ils font depuis 2002 au gouvernement", le Premier secrétaire a ensuite épinglé devant l'auditoire tous les candidats soi-disant "anti-système". Il a ainsi critiqué l'extrême droite et sa "stratégie de banalisation, d'oubli même de ce qu'elle est", l'extrême gauche qui "fait du vieux avec vieux", sans oublier Nicolas Sarkozy pour qui "la France qui souffre, c'est Johnny Hallyday" et François Bayrou, "ni droite, ni gauche" mais qui soutiendra au second tour "la droite - c'est le destin du centriste". Interrogé par la presse sur un risque de dilution du projet du PS dans le programme présidentiel, il a assuré que "le cadre, l'essentiel, ce sera les propositions socialistes", soulignant toutefois que "rien n'empêche de les améliorer, de les compléter". |
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